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EXPOSITIONS à L’AFFICHE

   

Les « livres pauvres » choisissent la Bibliotheca Wittockiana
pour mettre en lumière les plus riches heures de leur parcours

L’histoire du « livre pauvre » débute avec le Duc de Berry (1340-1416), bibliophile passionné par l’art du livre et de la miniature au point qu’il rêve à la création d’une œuvre touchant à la perfection. Il se met en quête du calligraphe le plus habile et d’artistes spécialisés dans l’enluminure pour réaliser un livre exceptionnel qui sera appelé « Les très Riches Heures du duc de Berry » et passera de main en main, voyageant de la Flandre à l’Italie, jusqu’à son acquisition au XIXè siècle par le duc d’Aumale qui en fait don à l’Institut de France.

Il faudra attendre une exposition en 1980 à Paris pour que le critique littéraire et poète français Daniel Leuwers découvre les Manuscrits de Zervos, largement investis par Henri Matisse et Mirò. Il s’enthousiasme pour ces « manuscrits enluminés » et c’est alors que germe dans son esprit l’idée d’un livre au parcours fait de croisements d’apports artistiques complémentaires.

Cette création, dont le concept prit naissance il y a une quinzaine d’années, n’est donc pas un livre qui se feuillette mais bien une grande feuille de papier pliée au gré de l’inspiration et des interactions des artistes intervenants. Avec des moyens « pauvres » on peut concourir au plus bel essor de la beauté : le beau refuse ici de s’associer à l’onéreux, conscient de cette     essentielle pauvreté, le livre pauvre s’assume avec superbe. Le livre pauvre revendique à sa façon un idéal de pauvreté et d’humilité dont Charles Baudelaire a été le porteur visionnaire,  alliant poésie manuscrite à l’intervention d’un peintre.

La spécificité du livre pauvre réside dans le fait qu’il est totalement hors commerce, qu’il ne nécessite aucun investissement financier et que, produit à seulement quelques exemplaires répartis entre les auteurs-créateurs et l’un ou l’autre collectionneur privilégié, il est destiné à être montré au plus large public possible.

Le véritable sens du livre pauvre est de ne pas entrer dans les circuits commerciaux pour garder une essentielle dignité, de se refuser aux compromis qui flétrissent la création et de rester libre. C’est cette ode à la liberté qui nous invite à découvrir d’authentiques œuvres d’art exposées pour la première fois en Belgique.

Activités autour de l’exposition

Atelier de finissage d’exposition en présence
de l’artiste
Daniel Leuwers

Dimanche 10 septembre, 13h30-17h/ 5€  Sur réservation au 02 770 53 33 ou via info@wittockiana.org (plus d’infos dans l’Agenda ci-contre)

Dimanches 6 et 13 août + 3 septembre, 14h30 / 5€
Atelier intergénérationnel de « cadavres exquis » mêlant découpe de mots dans les journaux et production de petits poèmes surréalistes à illustrer par collage de photos de magazine sur une feuille unique pliée à la façon d’un livre pauvre.

Groupes scolaires : voir détails de l’offre sous l’onglet « service pédagogique« 

EXPOSITION à l’étage

MAIL ART- Roger Dewint > 10.09.2017

L’artiste et graveur Roger Dewint expose le troisième volet de sa correspondance                 « aux pieds de la lettre » et nous invite au voyage au gré de ses aquarelles postales.